Le Cantique - premier cycle



À l’aube, le Maître prenait son bâton et convoquait ses disciples.

« La situation est grave, une fois de plus. »

Sans cesse, il fallait repartir, pour survivre.

Et toujours, le chemin était long, chaud et douloureux.

À l’aube, le Maître prenait son bâton et convoquait ses disciples.

« Mes amis, celui qui rêve notre perte nous presse,

cette fois encore, le salut sera dans la fuite. »

Ils reprenaient la route, traqués par les ennemis.

Sans cesse, il fallait repartir, pour survivre.

Et toujours, le chemin était long, chaud et douloureux.


À l’aube, le Maître prenait son bâton et convoquait ses disciples.

« Mes amis, celui qui rêve notre perte nous presse,

il nous pressera toujours, jusqu’au terme de sa haine.

Pourtant nous ne pouvons pas nous rendre.

Plus loin encore, allons chercher une terre de salut. »

Ils reprenaient la route, traqués par les ennemis.

Sans cesse, il fallait repartir, pour survivre.

Et toujours, le chemin était long, chaud et douloureux.


À l’aube, le Maître prenait son bâton et convoquait ses disciples.

« Mes amis, celui qui rêve notre perte nous presse,

il nous pressera toujours, jusqu’au terme de sa haine.

Notre Dieu, comme par le passé, nous abandonne,

en nous seuls, puisons la force de survivre.

Soyons plus forts que le destin et ses dieux.

Plus loin encore, allons chercher une terre de salut. »

Ils reprenaient la route, traqués par les ennemis.

Sans cesse, il fallait repartir, pour survivre.

Et toujours, le chemin était long, chaud et douloureux.


À l’aube, le Maître prenait son bâton et convoquait ses disciples.

« Mes amis, celui qui rêve notre perte nous presse,

il nous pressera toujours, jusqu’au terme de sa haine.

Notre Dieu, comme par le passé, nous abandonne,

mais nous formons un peuple uni et vaillant ;

prouvons que la haine ne peut rien contre cette force.

Ayez confiance en vous, n’attendez rien du ciel.

Soyons plus forts que le destin et ses dieux.

Plus loin encore, allons chercher une terre de salut. »

Ils reprenaient la route, traqués par les ennemis.

Sans cesse, il fallait repartir, pour survivre.

Et toujours, le chemin était long, chaud et douloureux.